Perspectives financières 2019 | Une Fed sous pression

Partie 4 : une Fed sous pression

La politique monétaire de la Fed est soumise aux influences contradictoires des inquiétudes sur la croissance, notamment dans leur expression sur les marchés actions, d’un marché du travail qui continue de se tendre et de l’accélération des salaires (graphique 12).

Pour l’instant, l’augmentation du coût du travail est sans conséquence pour l’inflation. Cette dernière ne s’est pas encore installée sur un rythme de progression supérieur à 2% et la baisse du prix du pétrole va jouer à la baisse, comme fin 2015.

Dans ce contexte, les marchés ne veulent pas entendre parler de nouvelles hausses des taux (graphique 13). Jérôme Powell a pris en compte les inquiétudes des investisseurs lors de son discours du 4 janvier, en déclarant que la Fed sera patiente et que sa politique monétaire sera flexible.

Cela dit, les données économiques et l’évolution des marchés continueront d’avoir une influence notable sur la politique de la Fed en 2019. Qu’elle soit rassurée et le cycle de resserrement monétaire reprendra.

 

Retrouvez la suite et fin ici

Partie 3

Ce document n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans ce document ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Ce document ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Ce document est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.

Suivez le rythme de la Bourse avec Régis Bégué

Débrief de la séance du 21 août 2018 avec Régis Bégué, Directeur de la Gestion Actions chez Lazard Frères Gestion dans l’émission « Le Club de la Bourse » – émission présentée par Pauline Tattevin sur BFM Business.

Les discussions ont notamment porté sur :
– Les minutes de la dernière réunion de la FED
– Les déclarations de Trump et les tensions géopolitiques sous-jacentes
– La Chine
– L’approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis
– La probable hausse des taux par la FED en septembre
– La situation en Turquie et l’affaiblissement des devises émergentes qui inquiète
– L’Examen de la note crédit de l’Italie par Moody’s décalé à fin octobre
– La consolidation du CAC au-dessus des 5400 points
– Quelle allocation privilégier dans l’environnement de marché actuel

 

 

 

Cette vidéo n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Elle est remise à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans cette vidéo ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Cette vidéo ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement.

Les conseils de Lazard Frères Gestion pour faire face à la baisse

Régis Bégué, associé gérant, responsable de la gestion Actions de Lazard Frères Gestion, analyse la chute des marchés. La correction est violente, mais la reprise en Europe est solide. Les actions restent un bon placement.

Retrouvez cette vidéo sur le site du Figaro.

Cette vidéo n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Elle est remise à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans cette vidéo ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Cette vidéo ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement.

États-unis : une accélération des salaires à relativiser

LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINE

La correction récente des marchés actions est très probablement liée à des facteurs techniques et plus particulièrement à des stratégies d’investissement vendeuses de volatilité. Cependant, certains analystes y voient la conséquence de la hausse des taux. Depuis le début du mois de février, le taux à 10 ans du Trésor américain a dépassé les 2,8%, notamment du fait de la publication d’un chiffre de salaire horaire un peu plus fort que prévu dans le rapport sur l’emploi de janvier aux Etats-Unis. De fait, la croissance annuelle du salaire horaire pour l’ensemble des salariés est passée de 2,5% à 2,9%, le plus haut niveau depuis 2009.

NOTRE ANALYSE

La série principale du salaire horaire, qui englobe tous les salariés, est relativement récente, puisqu’elle n’est publiée que depuis 2006. Auparavant, une série était calculée pour les salariés dans des activités de production et sans fonction de supervision. Autrement dit, il s’agit des salariés hors cadres. La notion de salaire horaire est sans doute plus pertinente pour cette catégorie. Or la croissance des salaires n’a pas vraiment accéléré pour celle-ci, restant proche de 2,4%.

D’autre part, si l’on regarde d’autres mesures plus complètes, comme l’enquête trimestrielle sur le coût de l’emploi, on voit effectivement que l’accélération des salaires se poursuit, mais de manière graduelle.

Si nous continuons de penser que le scénario le plus probable est celui dans lequel la tension actuelle du marché du travail finira effectivement par entrainer une accélération des salaires, il ne faut pas surréagir au chiffre de janvier.

 

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 9 février 2018 et est susceptible de changer.

Ce document n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans ce document ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Ce document ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Ce document est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.

Février 2018 : correction de marché à l’encontre des fondamentaux ?

Alors que 2018 avait commencé dans l’euphorie, les premiers jours de février sonnent comme un rappel à l’ordre. Est-ce le début de la fin pour les marchés actions ? Nous ne le pensons pas. Il s’agit selon nous avant tout d’une correction technique.

Nous sortons d’une période de volatilité inhabituellement faible : 2017 n’avait connu que quatre séances de baisses supérieures à 1% sur l’indice S&P 500 contre près de trente en moyenne chaque année depuis 1980. Dans un tel contexte, certaines stratégies pariant sur une volatilité faible avaient pu gagner en popularité. De même, la hausse régulière du marché actions soutenait les stratégies de suivi de tendance. La baisse cumulée du 2 et du 5 février a dû amener un grand nombre d’investisseurs à couper leurs positions, ce qui a provoqué l’accélération baissière de lundi, le mouvement s’auto-entretenant. On ne peut pas exclure que certains investisseurs suivant des stratégies quantitatives soient contraints de vendre encore des actions, mais l’ampleur du mouvement nous semble s’expliquer essentiellement par ces facteurs techniques.
En effet, les fondamentaux restent favorables. Les publications des indices ISM et PMI pour le mois de janvier confirment que la dynamique économique reste forte partout dans le monde. Le contexte est donc favorable à la croissance des résultats des entreprises et donc in fine à la performance du marché actions. La réforme fiscale a déjà amené 7% de révision en hausse des résultats des entreprises américaines. La baisse récente a ramené les ratios de valorisation des actions sur des niveaux qui prévalaient à l’automne 2016.
Reste le motif d’inquiétude auquel certains attribuent le mouvement actuel : l’impact de la hausse des taux. Rappelons que les Etats-Unis devraient connaitre une croissance réelle comprise entre 2,5% et 3,0% en 2018, et l’inflation devrait être comprise entre 1,5% et 2%. Cela signifie que l’économie devrait avoir une croissance nominale d’environ 4,0% à 5,0%. Cela amène à relativiser la hausse du taux dix ans à 2,8%, alors que celui-ci est généralement proche de la croissance nominale en fin de cycle. Deuxièmement, les futures sur les fed funds sont aujourd’hui cohérents avec le scénario médian des dots de la Fed, à savoir trois hausses en 2018. Un ajustement à la hausse par rapport à ce scénario serait sans doute très progressif de la part de la Fed, qui ne souhaite pas casser la dynamique actuelle. Enfin, si l’on regarde les phases de forte hausse des taux sur les trente dernières années, seuls deux sur quatorze ont vu les marchés actions baisser.
Pour résumer, nous pensons que la correction actuelle n’a que peu à voir avec les fondamentaux et devrait représenter la base d’une hausse plus saine.

Cette vidéo n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Elle est remise à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans cette vidéo ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Cette vidéo ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement.

États-Unis : faut-il s’inquiéter de l’aplatissement de la courbe des taux américains ?

LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINE

La Réserve Fédérale va très probablement remonter son taux directeur lors de sa réunion du 13 décembre. En portant à trois le nombre de hausses depuis le début de l’année, la Fed ferait de 2017 la première année où elle accomplit ses prévisions. Par ailleurs, depuis octobre, elle commence à réduire la taille de son bilan. Dans ce contexte, une hausse des taux longs américains pouvait être anticipée. Mais à ce jour, le taux à dix ans est légèrement inférieur à son niveau de début d’année (2,36% au 1er décembre 2017 contre 2,44% au 31 décembre 2016). Les taux sur des maturités plus proches a progressé en lien avec ce resserrement monétaire. La courbe des taux s’est donc aplatie, ce qui a pu nourrir les inquiétudes de certains, l’inversion de la courbe ayant été par le passé un signe avant-coureur de récession.

NOTRE ANALYSE

Premièrement, ce lien entre inversion de la courbe et récession se produisait dans un contexte sans quantitative easing. Avec ces opérations d’achat de titres, les taux longs sont devenus un objectif, certes indirect, de la politique monétaire. Comme le rappelle la loi de Goodhart, lorsqu’une mesure devient une cible, elle cesse d’être une bonne mesure. Dès lors, la pente de la courbe des taux a peut-être perdu de son contenu informationnel.

Deuxièmement, la pente 2-10 ans est actuellement positive (62 points de base au 30 novembre) et celle-ci peut mettre plusieurs années à s’inverser à partir de ce niveau, comme cela avait été le cas dans la deuxième moitié des années 1990. De plus, historiquement, il s’est écoulé en moyenne un an et demi entre le début de l’inversion de la courbe et l’entrée en récession.

La Fed va poursuivre ses remontées de taux, avec sans doute au moins trois hausses de taux l’année prochaine. Le marché s’ajuste d’ailleurs progressivement à ce scénario, ce qui explique la hausse récente des taux à deux ans. L’évolution de la pente dépendra donc surtout du comportement des taux longs. La conjoncture américaine étant toujours très bien orientée, l’augmentation probable du déficit suite à la réforme fiscale et l’accélération de la réduction du bilan de la Fed plaident pour une remontée des taux longs. Dans ce cas-là, l’inversion de la courbe des taux s’éloignerait. Rappelons que les indicateurs purement macroéconomiques nous invitent toujours à penser que la récession américaine est encore relativement lointaine.

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 6 décembre 2017 et est susceptible de changer.

Ce document n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans ce document ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Ce document ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Ce document est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.