Où en est la croissance dans les pays d’Asie émergente ?

Graphique de la semaine | Où en est la croissance dans les pays d’Asie émergente ?

La plupart des pays d’Asie émergente ont publié leurs chiffres de croissance pour le premier trimestre, hormis l’Inde qui publiera le 31 mai. En supposant que le ralentissement attendu de la croissance indienne se confirme, la croissance des pays d’Asie ressortirait à +5,7% sur un an au premier trimestre, contre +5,9% lors des deux trimestres précédents, ce qui constituerait un nouveau plus bas depuis dix ans.

NOTRE ANALYSE

Le détail des différents postes de la demande, que ne publie pas la Chine et qui n’est pas encore disponible en Inde, montre que le ralentissement de la croissance en Asie émergente depuis deux trimestres s’explique principalement par l’investissement et les exportations. Par contre, la consommation privée reste globalement bien orientée dans ces économies.

La montée des tensions protectionnistes explique sans doute une bonne partie de ces évolutions. Consécutivement à l’augmentation des droits de douanes sur les importations américaines de produits chinois, les exportations de la Chine vers les Etats-Unis ont chuté et le choc s’est diffusé aux autres pays d’Asie par le biais des chaînes de production, la Chine réduisant ses importations de produits intermédiaires, notamment de produits électroniques. Les tensions commerciales ont également eu un impact négatif sur la confiance et il n’est donc pas étonnant que l’investissement s’affaiblisse.

Les dernières statistiques dans les pays en amont de la chaîne de production, comme la Corée du Sud et Taiwan, montraient une légère amélioration du sentiment et des exportations depuis le point bas de février, laissant espérer du mieux sur le cycle manufacturier global. Toutefois, cette amélioration coïncidait avec un apaisement des tensions commerciales sino-américaines qui n’est plus d’actualité, faisant craindre une inversion de ce mouvement. La publication des enquêtes PMI (1) de mai apportera un premier élément de réponse.

 

(1) PMI : les indices PMI sont des indicateurs de confiance qui synthétisent les résultats des enquêtes menées auprès des directeurs d’achats des entreprises. Une valeur supérieure à 50 indique un sentiment positif dans le secteur concerné (manufacturier ou service)

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 29 mai 2019 et est susceptible de changer.

 

Ce document n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans ce document ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Ce document ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Ce document est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.

Allemagne : une croissance toujours pénalisée par le secteur manufacturier

Graphique de la semaine | Allemagne : une croissance toujours pénalisée par le secteur manufacturier

L’Allemagne a confirmé que sa croissance avait atteint 1,7% en rythme annualisé au premier trimestre 2019. Le détail des postes de la demande montre une demande domestique toujours bien orientée au niveau de la consommation et de l’investissement. C’est essentiellement le stockage, où plutôt le déstockage qui pèse nettement pour le deuxième trimestre consécutif.

C’est donc sans surprise que le secteur manufacturier a pesé sur la croissance alors que les autres secteurs ont accéléré. Cela fait trois trimestres consécutifs que celui-ci se contracte, une durée inédite depuis la récession de 2008-2009.

NOTRE ANALYSE

Cette contraction représente pour l’instant surtout un ajustement des stocks, dans un contexte de grande incertitude sur le commerce international et de normalisation dans le secteur automobile. En effet, les exportations de biens atteignent un nouveau point haut, et la demande domestique est également orientée à la hausse.

Le profil mensuel de la production manufacturière (rebond en janvier et février suivi d’une baisse en mars), ainsi que le maintien des enquêtes PMI (1) et IFO (2) sur des faibles niveaux laissent envisager une poursuite de la contraction au deuxième trimestre, prolongeant donc l’ajustement des stocks.

Si la demande finale globale reste correctement orientée, l’explication par les stocks de cette baisse de la production manufacturière ouvre la voie à un rebond sur la deuxième partie de l’année.

 

(1) PMI : les indices PMI sont des indicateurs de confiance qui synthétisent les résultats des enquêtes menées auprès des directeurs d’achats des entreprises. Une valeur supérieure à 50 indique un sentiment positif dans le secteur concerné (manufacturier ou service)

(2) IFO : Indice montrant l’évolution des conditions économiques en Allemagne

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 23 mai 2019 et est susceptible de changer.

Ce document n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans ce document ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Ce document ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Ce document est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.

Zone euro : la croissance rebondit au premier trimestre

Graphique de la semaine | Zone euro : la croissance rebondit au premier trimestre

Après un net ralentissement au second semestre 2018, la croissance de la zone euro a rebondi à +1,5% en rythme annualisé au premier trimestre 2019, une bonne surprise par rapport aux attentes des analystes et au niveau de croissance suggéré par les enquêtes PMI(1), environ 1%. Cette première estimation d’Eurostat ne contient pas le détail des différents postes de la demande, qui sera publié le 6 juin.

Par pays, la croissance a légèrement ralenti en France (+1,2% après +1,4%). L’Italie est sortie de récession (+0,9% après -0,4%) et la croissance a accéléré en Espagne (+3,0% après +2,2%). L’Allemagne n’a pas encore publié ses chiffres, mais par déduction, un rebond autour de +1,5% est attendu après une croissance quasi nulle au quatrième trimestre.

 

NOTRE ANALYSE

La croissance de la zone euro semble se normaliser après la déception du second semestre 2018. Certains facteurs ponctuels ont aidé, comme la clémence de la météo en Allemagne qui a stimulé la production dans le secteur de la construction. En outre, l’office des statistiques italien a indiqué que la demande domestique a pesé sur l’activité, laissant craindre que l’amélioration dans le pays ne soit que temporaire. Si cela atténue quelque peu la bonne surprise, le rebond de la croissance dans la zone euro est néanmoins rassurant.

 

(1) PMI : les indices PMI sont des indicateurs de confiance qui synthétisent les résultats des enquêtes menées auprès des directeurs d’achats des entreprises. Une valeur supérieure à 50 indique un sentiment positif dans le secteur concerné (manufacturier ou service)

(2) PIB : indicateur économique principal de mesure de la production économique réalisée à l’intérieur d’un pays donné

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 3 mai 2019 et est susceptible de changer.

Ce document n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans ce document ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Ce document ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Ce document est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.

Des statistiques économiques rassurantes en Chine

Graphique de la semaine | Des statistiques économiques rassurantes en Chine

Les statistiques économiques publiées par le NBS (1), le 17 avril, sont ressorties largement au-dessus des attentes. Alors que le consensus Bloomberg attendait un nouveau ralentissement de la croissance chinoise au premier trimestre, elle s’est finalement stabilisée à +6,4% sur un an. Cette bonne surprise s’explique surtout par une forte accélération de la production industrielle au mois de mars, de +5,7% à +8,5% sur un an. Les ventes au détail et l’investissement ont également accéléré mais dans une moindre mesure. Plus tôt dans le mois, les enquêtes PMI (2), les données de crédit et les exportations avaient également surpris à la hausse.

 

NOTRE ANALYSE

L’amélioration des statistiques économiques chinoises au mois de mars montre que les mesures de relance mises en place par les autorités en réaction à l’augmentation des tensions commerciales avec les Etats-Unis portent leurs fruits. Et celles-ci devraient continuer à produire leurs effets dans les prochains mois. Cette inflexion de la conjoncture est de nature à rassurer le gouvernement quant à la possibilité de réaliser son objectif d’une croissance comprise entre 6% et 6,5% cette année. D’autant qu’un accord commercial semble se profiler.

Tout ceci réduit la nécessité pour le gouvernement d’engager de nouvelles mesures de soutien à court terme. Mais le rebond est sans doute encore trop récent pour les amener à faire machine arrière. En effet, l’enjeu pour la Chine est certes d’éviter une cassure de la croissance mais aussi d’éviter que les déséquilibres financiers ne s’accroissent. Le pays alterne donc entre des phases de relance, comme actuellement, et des phases de resserrement. Si l’amélioration se confirme, le second semestre pourrait donc voir un nouveau basculement de la politique économique.

 

 

(1) NBS : National Bureau of Statistics

(2) PMI : les indices PMI sont des indicateurs de confiance qui synthétisent les résultats des enquêtes menées auprès des directeurs d’achats des entreprises. Une valeur supérieure à 50 indique un sentiment positif dans le secteur concerné (manufacturier ou service)

(3) PIB : indicateur économique principal de mesure de la production économique réalisée à l’intérieur d’un pays donné

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 17 avril 2019 et est susceptible de changer.

Ce document n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans ce document ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Ce document ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Ce document est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.

Allemagne : vers une surprise positive sur la croissance au premier trimestre ?

Graphique de la semaine | Allemagne : vers une surprise positive sur la croissance au premier trimestre ?

La forte baisse des indices PMI(1) en Allemagne sur les derniers mois a amené une révision en baisse des prévisions de croissance pour le premier trimestre. Mais les premières données d’activité mensuelles telles que la production industrielle, les ventes au détail ou les données sur le commerce extérieur, toutes disponibles pour janvier et février laissent espérer une évolution plus favorable.

 

 

NOTRE ANALYSE

A 51,4 le PMI composite est à son plus bas niveau depuis 2013 et cohérent avec une croissance annualisée d’environ 0,4%. Or les données d’activité mensuelles se sont plutôt améliorées : en février, la production industrielle était supérieure de 0,7% et les ventes au détail de 2,1% par rapport au niveau moyen du quatrième trimestre 2018. A moins d’une très mauvaise évolution en mars, la croissance du T1 pourrait s’avérer proche de 2,0%.

La publication des données d’activité du mois de mars permettra d’affiner le diagnostic mais des écarts entre l’estimation sur la base des données mensuelles et la réalité sont possibles et se sont déjà produites. Il faudra donc attendre le 15 mai pour découvrir les chiffres de croissance officiels et savoir qui des PMI ou des données d’activité envoient le bon message.

 

(1) PMI : les indices PMI sont des indicateurs de confiance qui synthétisent les résultats des enquêtes menées auprès des directeurs d’achats des entreprises. Une valeur supérieure à 50 indique un sentiment positif dans le secteur concerné (manufacturier ou service)

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 12 avril 2019 et est susceptible de changer.

Ce document n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans ce document ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Ce document ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Ce document est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.

Zone euro : des signes de stabilisation de l’activité

Graphique de la semaine | Zone euro : des signes de stabilisation de l’activité

Après cinq mois consécutifs de baisse, le PMI composite de la zone euro est passé de 51,0 à 51,9 en février. Cette amélioration masque toutefois des divergences sectorielles importantes. Le PMI manufacturier a continué de se dégrader pour atteindre son plus bas niveau depuis juin 2013 à 49,3 alors que le PMI des services est remonté à 52,8 après deux mois de stabilité. A ce niveau, le PMI composite est cohérent avec un rythme de croissance dans la zone euro légèrement supérieur à 1% au T1 2019 après +0,9% au T4 2018.

NOTRE ANALYSE

Les enquêtes PMI suggèrent que la faible croissance de la zone euro au T4 2018 pourrait se prolonger au T1 2019 sans toutefois signaler une dégradation. Ce rythme de croissance décevant amène mécaniquement une révision en baisse des prévisions de croissance annuelle de la plupart des institutions mais la dynamique devrait s’améliorer dans les prochains trimestres.

En effet, un certain nombre de facteurs exogènes qui ont pesé sur la croissance de la zone euro (perturbations du secteur automobile, incertitude politique en Italie…) se résorbent. D’autre part, l’accélération des salaires et la baisse du prix du pétrole vont redonner du pouvoir d’achat aux ménages et la politique budgétaire va être plus favorable. Le lancement par la BCE de nouvelles opérations de refinancement à plus long terme ciblées, à partir de septembre 2019, pourrait apporter un soutien supplémentaire à l’activité.

 

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 7 mars 2019 et est susceptible de changer.

 

Ce document n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans ce document ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Ce document ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Ce document est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.