Vidéo | perspectives économiques et financières 2019

L’économie américaine est entrée dans la dernière phase de l’expansion actuelle, ce qui amène de nombreuses interrogations sur l’imminence d’une récession. Si les signes classiques d’une entrée en récession ne sont pas réunis, il ne faut cependant pas attendre un fort rebond de la croissance dans la mesure où le cycle est mature.

La guerre commerciale pose un risque pour la croissance chinoise mais les autorités ont engagé un plan de soutien à l’activité. Un accord entre les gouvernements américains et chinois permettrait de réduire les inquiétudes autour de la Chine. La croissance dans la zone euro devrait rebondir modérément après une année 2018 perturbée par de nombreux facteurs exceptionnels.

Finalement, 2019 devrait voir la croissance ralentir mais il nous semble prématuré d’envisager une entrée rapide en récession. Or, les actifs risqués, crédit comme actions, sont aujourd’hui valorisés selon un scenario d’entrée en récession. Si comme nous le pensons, ce scénario ne se concrétise pas dans les prochains mois, ils devraient rebondir. Mais il faudra savoir rester flexible dans les prochains trimestres, la fin du cycle approchant.

Cette vidéo n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Elle est remise à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans cette vidéo ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Cette vidéo ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement.

Les conseils de Lazard Frères Gestion pour faire face à la baisse

Régis Bégué, associé gérant, responsable de la gestion Actions de Lazard Frères Gestion, analyse la chute des marchés. La correction est violente, mais la reprise en Europe est solide. Les actions restent un bon placement.

Retrouvez cette vidéo sur le site du Figaro.

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États-Unis : une croissance plus forte qu’il n’y paraît

GRAPHIQUE DE LA SEMAINE | États-Unis : une croissance plus forte qu’il n’y paraît

Le PIB américain a progressé de 2,6% en rythme annualisé au quatrième trimestre 2017, soit un léger ralentissement après deux trimestres supérieurs à 3,0% et une légère déception par rapport aux attentes. En réalité, ce chiffre ne reflète pas le dynamisme de la demande domestique américaine, puisque si l’on retranche les contributions très négatives du commerce extérieur (-1,1% du fait d’importations très dynamiques) et du stockage (-0,7%), la demande domestique finale a progressé de 4,3%, soit un des niveaux les plus élevés des quinze dernières années.

NOTRE ANALYSE

Parmi les moteurs de cette croissance, la consommation a été particulièrement dynamique (+3,8% en volume). Ce niveau élevé sera sans doute dur à tenir car le taux d’épargne a nettement baissé sur les derniers trimestres mais on constate une accélération du revenu disponible réel des ménages qui est passé de 0% fin 2016 à +2,1% fin 2017. La bonne tenue des créations d’emplois et une éventuelle accélération des salaires devraient continuer de soutenir celui-ci.

Après deux trimestres de contraction, l’investissement résidentiel a nettement rebondi. Les reconstructions suite aux tempêtes de la fin de l’été ont joué, mais les permis restent bien orientés et l’accélération récente des prix de l’immobilier va sans doute continuer à stimuler la construction.

Enfin l’investissement non résidentiel devrait également poursuivre son accélération, sur fond de réforme fiscale et dans un contexte d’accélération de la croissance et d’intentions au plus haut.

Les conditions d’une croissance plus proche de 3% en 2018, après les +2,3% de 2017 sont donc présentes.

 

 

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 2 février 2018 et est susceptible de changer.

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Perspectives financières 2018

Les conditions favorables sur les marchés peuvent-elles durer ?

Les conditions sur les marchés financiers sont actuellement très favorables : les marges de crédit sont basses, la volatilité est historiquement faible et les marchés actions ont atteint des sommets aux Etats-Unis. Pour autant, est-ce un signe d’exubérance des marchés financiers ? Pas nécessairement.

En effet, le resserrement des marges de crédit est en grande partie justifié par l’amélioration des fondamentaux (voir graphique 11). S’agissant de la faible volatilité implicite (la volatilité attendue), elle s’explique d’abord par le faible niveau de la volatilité historique, elle-même liée à un environnement économique favorable.

Enfin, les marchés actions ne se retournent de manière significative que lorsqu’une récession est proche, ce qui n’est pas notre scénario.

Le contexte de normalisation des politiques monétaires devrait tout de même amener une remontée des taux d’Etat, très bas à ce jour. Le comportement des marchés obligataires dépendra surtout de la réaction des banques centrales à une éventuelle accélération de l’inflation.

Ainsi, les conditions financières très favorables qui prévalent actuellement peuvent perdurer tant que la croissance économique et la normalisation progressive de la politique monétaire se poursuivent. Mais si l’inflation venait à accélérer plus rapidement que prévu et que les banques centrales durcissaient leur politique monétaire notablement, la volatilité ferait sans doute son retour.

Les actions sont-elles encore la classe d’actif à privilégier ?

La vigueur de l’économie mondiale devrait permettre une bonne croissance des résultats des entreprises (graphique 12), qui devrait soutenir la progression des marchés actions mondiaux. L’euphorie actuelle peut amener des corrections techniques mais la tendance sur l’année devrait rester bonne.

Les actions américaines devraient bénéficier des baisses de taxes, favorables à la hausse attendue des profits, mais une partie de l’impact est probablement déjà dans les cours.

Nous privilégions une exposition aux marchés actions européens, japonais et émergents où les niveaux de valorisation restent raisonnables (graphique 13).

Dans la zone euro, la croissance devrait permettre une poursuite de l’amélioration des marges des entreprises. Les indicateurs économiques sont cohérents avec davantage de révisions en hausse des prévisions de résultats (voir graphique 14), laissant la place à de bonnes surprises.

 

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du mois de janvier 2018 et est susceptible de changer. 

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Croissance mondiale forte avec un possible rebond de l’investissement

L’horizon des dix-huit prochains mois semble dégagé pour l’expansion économique globale. En revanche, si les salaires et l’inflation venaient à accélérer rapidement aux Etats-Unis, la Réserve Fédérale pourrait alors remonter ses taux plus vite, ce qui hâterait la fin du cycle actuel. Les conditions particulièrement favorables sur les marchés financiers ne sont pas nécessairement un signe d’exubérance et pourraient perdurer tant que la croissance économique et la normalisation progressive de la politique monétaire se poursuivent. Le contexte actuel reste porteur pour les actifs risqués et notamment pour les marchés actions. La normalisation des politiques monétaires continuera, elle, de peser sur les actifs sans risque.

Perspectives économiques – Partie 1

L’année 2017 avait débuté sous le signe des attentes liées à l’élection de Donald Trump et des inquiétudes relatives aux élections dans la zone euro.

Au final, la reprise globale s’est confirmée et l’accélération de la croissance mondiale a été plus forte qu’attendue (voir graphique 1). La zone euro a été l’une des meilleures surprises.

 L’année 2018 commence sous les meilleurs auspices. À l’échelle de la planète, les enquêtes de confiance atteignent des niveaux inédits depuis 2010-2011, tout particulièrement dans le secteur manufacturier. L’accélération est notable dans la zone euro (voir graphique 2).

Ce regain de croissance après les ralentissements de 2011-2012 (crise de la zone euro) et de 2014-2016 (baisse du prix des matières premières et notamment du pétrole) est largement partagé par les différents secteurs et les différents pays, ce qui le rend plus solide (voir graphique 3).

Un rebond de l’investissement dans les pays développés, qui ne s’est pas encore vraiment matérialisé, renforcerait encore cette dynamique.

Les bonnes perspectives de croissance et l’amélioration des profits des entreprises permettent d’être optimiste (voir graphique 4). D’ailleurs, les intentions d’investissement des entreprises se redressent, en particulier aux Etats-Unis.

Sur cette toile de fond, l’expansion actuelle de l’économie mondiale devrait se poursuivre. Toutefois, son issue dépendra en grande partie de l’évolution de l’économie américaine.

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Les principaux risques pour la poursuite de l’expansion globale

Perspectives économiques – Partie 3

Les principaux risques pour la poursuite de l’expansion globale, autres qu’une accélération de l’inflation américaine, sont à trouver du côté de la politique et de la Chine.

Aux Etats-Unis, l’enquête de Robert Mueller sur les liens de Donald Trump avec la Russie se poursuit et pourrait donner lieu à une procédure de destitution. Celle-ci nécessiterait le soutien des Républicains qui sont pour l’instant paralysés par la popularité du président au sein de son électorat (voir graphique 7).

Les élections de mi-mandat, en novembre 2018, seront également à surveiller. Les sondages prédisent que les républicains pourraient perdre la Chambre des représentants mais qu’ils conserveraient leur majorité au Sénat (voir graphique 8). Des chambres disparates pourraient amener une certaine paralysie et le comportement de Donald Trump avec une chambre hostile serait source de volatilité.

Dans la zone euro, les élections parlementaires du 4 mars 2018 en Italie pourraient ramener une certaine instabilité politique. Toutefois, celle-ci ne devrait pas avoir trop de conséquences sur les marchés tant que le contexte économique reste porteur. Les spreads italiens se sont réduits sur les derniers mois mais restent en hausse par rapport aux points bas de début 2015 (voir graphique 9).

Dans les pays émergents, le calendrier électoral est particulièrement chargé en 2018 (voir tableau 2). Les principaux risques nous semblent concentrés sur le second semestre et en Amérique latine, où les élections générales au Brésil et au Mexique pourraient se solder par l’arrivée au pouvoir de candidats populistes.

Sur le plan économique, le principal risque a trait à un ralentissement plus rapide que prévu de l’activité en Chine, qui poursuit le rééquilibrage de son modèle de croissance. Les autorités chinoises ont indiqué leur intention de poursuivre les réformes cette année, afin de limiter les risques financiers et d’assurer une croissance de meilleure qualité.

Si la direction de la politique semble claire, le rythme des réformes est lui plus incertain. Une accélération des réformes se traduirait par un ralentissement plus marqué qu’attendu de la croissance chinoise à court terme, mais elle serait plus soutenable à moyen terme (voir graphique 10).

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L’opinion exprimée ci-dessus est datée du mois de janvier 2018 et est susceptible de changer. Données les plus récentes à la date de publication

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