Obligations Convertibles : classe d’actifs à part entière et singulière

Classe d’actifs à part entière et singulière, le marché des obligations convertibles suscite un attrait non démenti depuis deux ans, concrétisé par des flux d’investissement importants.

Des flux d’investissements importants

La multiplication des fonds et l’augmentation des allocations sur cet actif en témoignent. De multiples facteurs contribuent, selon nous, à la résistance de la classe d’actifs et à son appréciation. Les convertibles étant aux deux tiers High Yield ou non notées, le repositionnement récent du High Yield vers l’Investment Grade au sein de la classe d’actif a permis un regain de liquidité et des opportunités d’investissement.

En temps de marchés volatils, les investisseurs ont tendance à rechercher des opportunités d’investissement asymétrique, c’est-à-dire qu’ils veulent participer à la progression des marchés actions dans les périodes de hausse et être moins exposés dans les phases de baisse, ce que l’on appelle la convexité. Nous pensons que les obligations convertibles offrent dès lors une solution au couple rendement/risque intéressant. La classe d’actifs n’a d’ailleurs pas connu de sell-off pendant la forte volatilité des marchés de ces derniers jours et les repositionnements après correction sont rapides, démontrant la confiance des investisseurs dans l’actif.

Un retour de la convexité en Europe

Avant la récente correction des marchés, la principale source de convexité résidait presque exclusivement dans les obligations convertibles américaines. Suite aux dernières corrections de marchés, les opportunités d’investissements asymétriques sont maintenant aussi présentes en Europe. Nous avons ainsi retrouvé de l’attrait pour les obligations convertibles européennes redevenues « mixtes » dont les actions sous-jacentes ont des fondamentaux solides.

La zone asiatique est très chahutée dernièrement, depuis plus de deux ans. Il est néanmoins possible de sélectionner quelques obligations chinoises au plancher obligataire particulièrement élevé ou qui sont en train de converger vers le pair en vue de leur remboursement.

Une appréciation du dollar bénéfique

Le dollar américain a récemment connu une forte correction. Or les prévisions de hausse des taux aux Etats-Unis devraient à moyen terme provoquer une appréciation de la monnaie américaine. De plus, historiquement, les obligations convertibles ont montré une bonne résistance à la remontée des taux du fait de leur faible sensibilité.

Conclusion

Les conditions actuelles – de fortes corrections sur l’ensemble des marchés – peuvent représenter un point d’entrée ou de renforcement sur les obligations convertibles. Nous restons particulièrement positifs sur la classe d’actifs qui bénéficiera selon nous du rebond des marchés actions. En ce sens, nous préconisons ainsi actuellement une surpondération sur les marchés actions, une sensibilité très faible et une sélection de valeurs sur des obligations convertibles américaines convexes à plancher obligataire.

Arnaud Brillois est Directeur de la gestion Obligations Convertibles chez Lazard Frères Gestion depuis 2008. Il dispose de plus de 15 ans d’expérience sur la classe d’actifs.

 

Cet article n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans cet article ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Cet article ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Cet article est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.

Actualité des marchés actions nordiques

BFM Business – Thomas Brenier – 7 septembre 2015

Thomas Brenier, Gestionnaire-Analyste actions des pays nordiques de Lazard Frères Gestion, était sur le plateau de BFM Business pour l’émission « Intégrale Bourse».

Interrogé par Grégoire Favet, il s’est penché sur l’évolution des marchés actions nordiques par rapport aux autres marchés financiers européens dans le contexte agité de cet été.

Cette vidéo n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Elle est remise à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans cette vidéo ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Cette vidéo ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement.

Patrimoine : successions internationales, un nouveau règlement européen entre en vigueur

Stéphane Jacquin, Associé-Gérant, Responsable de l'Ingénierie Patrimoniale
Stéphane Jacquin, Associé-Gérant, Responsable de l’Ingénierie Patrimoniale

Avec l’internationalisation des patrimoines et le développement de la mobilité des personnes les successions comportent de plus en plus souvent des éléments d’extranéité.

Ainsi, il n’est plus rare pour un français d’être propriétaire d’un bien immobilier situé à l’étranger. De même, de plus en plus de français établissent leur domicile hors de l’hexagone. Face à ces situations, la question de la loi applicable au règlement des successions se pose.

Il s’agit notamment de savoir quel régime juridique doit être appliqué à la dévolution des biens dépendant d’une succession. Par exemple, pour une personne de nationalité française qui vit à LONDRES il s’agit de savoir si, en cas de décès, son patrimoine sera dévolu selon les règles du Code civil français ou selon le droit anglais qui ne prévoit pas de réserve au profit des enfants.

Jusqu’à présent la France appliquait à ces situations de conflits de lois un principe de scission. Les biens meubles étaient dévolus selon la loi du dernier domicile du défunt et les immeubles selon la loi de leur lieu de situation.

Ce principe de scission appliqué par la France était également appliqué par d’autres pays comme la Belgique ou le Royaume-Uni. D’autres pays, au contraire, appliquaient un principe d’unicité. La succession était réglée selon la loi de la nationalité du défunt (Italie, Espagne…) ou selon la loi de son dernier domicile (Finlande…) où que soient situés les biens.

Le 17 août 2015 entre en vigueur dans 25 pays de l’Union européenne (tous les pays membres de l’Union à l’exception du Danemark, du Royaume-Uni et de l’Irlande) un nouveau règlement européen, datant de 2012, qui prévoit que désormais la loi applicable à la succession sera celle du pays de résidence habituelle du défunt au moment de son décès.

En outre, le nouveau règlement européen permet à toute personne de prévoir par testament que sa succession sera réglée selon la loi de sa nationalité plutôt que par celle du pays de son domicile.

Soulignons que ce règlement européen n’a pas de portée fiscale. La fiscalité reste de la compétence de chaque pays en fonction de critères de résidence du défunt, de lieu de situation des biens voire de résidence des héritiers.

Accord sur la transparence fiscale entre l’Union Européenne et la Suisse

L’Union Européenne et la Suisse ont signé, le 27 mai 2015, un accord sur la transparence fiscale qui prévoit un échange automatique d’informations sur les comptes bancaires et les contrats d’assurance de leurs résidents respectifs.

Cet échange automatique s’appliquera à compter de 2018 sur les données collectées en 2017.

Seront transmis aux Etats membres de l’Union Européenne les nom, adresse, numéro d’identification fiscale et date de naissance de leurs résidents possédant des comptes ou contrats ainsi que des informations sur les actifs figurant sur ces comptes ou contrats et leur solde.

L’accord vise les personnes physiques mais également les personnes morales et les constructions juridiques telles que les trusts ou les fondations.

Prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu

Le gouvernement a annoncé que l’impôt sur le revenu serait prélevé à la source à compter du 1er janvier 2018. Ce mode de prélèvement de l’impôt est déjà pratiqué dans de nombreux pays. Il ne devrait probablement pas s’accompagner de la disparition des déclarations de revenus qui devront sans doute continuer à être souscrites par les contribuables pour faire valoir certaines réductions d’impôts ou porter à la connaissance de l’administration les changements de situation.

S’agissant de l’année de transition entre le système actuel – consistant à payer l’impôt l’année suivant celle de la perception du revenu – et le système de paiement à la source, le secrétaire d’Etat au budget a indiqué que l’année 2017 serait une année blanche. Cela signifie que les contribuables acquitteront en 2017 l’impôt sur les revenus de l’année 2016 et qu’à compter du 1er janvier 2018 l’impôt sera prélevé à la source sur les revenus 2018.

Les revenus perçus en 2017 ne seront donc pas soumis à l’impôt. En effet, il apparaît difficile de demander aux contribuables de s’acquitter simultanément de l’impôt sur les revenus de deux années. Cette solution est à priori neutre pour le budget de l’Etat. Toutefois, cette année blanche pourrait ne pas concerner tous les revenus, en particulier si le prélèvement à la source n’est pas mis en œuvre pour toutes les catégories de revenus. En effet, s’il devrait être relativement aisé de le mettre en place pour les salaires ou les retraites, il sera sans doute plus complexe de le mettre en œuvre sur les revenus fonciers ou les plus-values sur valeurs mobilières.

 

Accédez à plus d’informations sur notre Gestion Privée

 

A noter que le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chacun et qu’il est susceptible d’être modifié ultérieurement. Cet article n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle.Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans cet article ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Cet article ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Cet article est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.

Que penser de la correction actuelle sur les marchés financiers ?

L’annonce par le gouvernement chinois le 11 août 2015 d’une modification du mode de cotation du yuan et la dépréciation qui a suivi ont déclenché une nouvelle phase de panique sur les marchés financiers. La pression s’est notamment portée sur les devises émergentes, les craintes d’une guerre des changes se faisant jour. Les marchés actions émergents, déjà sous pression, ont accentué leur baisse et ont emporté les marchés développés dans le mouvement. La faible liquidité des marchés en cette période estivale a sans doute amplifié la baisse.

Une baisse du Yuan qui interroge sur la croissance chinoise

La banque centrale chinoise a rendu son fixing du yuan plus dépendant des marchés. En conséquence, le yuan s’est déprécié de 3% depuis.

Cela répond à son objectif de faire entrer le yuan dans le panier de devises de référence (DTS) du FMI et d’internationaliser sa monnaie. Compte tenu de l’impact limité des variations de change sur la croissance chinoise (une baisse de 10% du taux de change effectif réel n’augmente la croissance que de 0,2-0,4 point), il est peu probable en revanche que le soutien de la croissance soit l’objectif de cette mesure. Néanmoins, après des chiffres rassurants pour le mois de juin, les statistiques publiées en août ont déçu et c’est cette interprétation négative qui a dominé.

Que la croissance chinoise ralentisse est indéniable. Comme nous l’avons déjà dit, l’économie chinoise doit passer d’une croissance tirée par l’investissement extensif à une croissance tirée par la consommation. Cela entraîne nécessairement un ralentissement de l’économie et des conséquences négatives pour certains secteurs. La question clé reste donc la capacité des autorités chinoises à accompagner ce ralentissement. Il nous semble qu’elles disposent encore des capacités d’action tant sur le plan budgétaire que sur le plan monétaire. Lundi 24 août, la réaction très négative des marchés s’explique d’ailleurs en partie par l’absence d’annonce de la part de la banque centrale ou du gouvernement. Des annonces dans les prochaines semaines nous semblent probables.

Qu’en est-il pour le reste du monde ?

La baisse des prix des matières premières, liée à ces inquiétudes sur la croissance chinoise, a amplifié la contagion aux autres pays émergents. Concernant le pétrole, nous pensons que la baisse actuelle s’explique par l’offre très abondante davantage que par la faiblesse de la demande. Cette baisse constitue une très bonne nouvelle pour l’économie mondiale. Evidemment, un certain nombre de pays émergents très sensibles aux matières premières se retrouvent encore sous pression, mais en réalité lorsqu’on regarde des pays comme le Brésil ou la Russie, cela fait déjà plusieurs années qu’ils ont ralenti.

Du côté des pays développés, les dernières statistiques restent bien orientées. Les indices PMI flash du mois d’août ont été bons dans la zone euro et au Japon. Aux Etats-Unis, le secteur manufacturier ralentit légèrement mais on observe par ailleurs une accélération de l’activité dans la construction et les chiffres de la consommation ont été revus en hausse. Les inscriptions hebdomadaires au chômage, un des meilleurs indicateurs en temps réel de l’économie américaine, restent sur un niveau particulièrement bas. N’oublions pas que l’amélioration des économies développées est essentiellement domestique. Globalement la croissance devrait y rester bien orientée.

Une volatilité qui devrait amener la Fed à être prudente ?

A trois semaines de la réunion de la Fed, la fébrilité actuelle des marchés mondiaux aura certainement pour conséquence de retarder la première hausse de taux de septembre à décembre. Même si les considérations domestiques dominent dans la réflexion de la banque centrale, elle prend toujours en compte le contexte global. Vu le niveau d’incertitude et de volatilité, la Fed pourrait préférer attendre un peu.

Conséquences pour les marchés

Si l’on peut s’interroger sur les actions américaines ou les actions émergentes, nous conservons notre vision favorable du marché actions de la zone euro. Les prévisions de résultats pour l’année 2015 ont été revues en hausse sur les derniers mois et la croissance devrait atteindre 16%. D’après Morgan Stanley, les pays émergents représentent 30% du chiffre d’affaires des entreprises cotées de la zone euro dont seulement 6% pour la Chine. En terme de valorisation, la correction a ramené le ratio cours/bénéfice des actions de la zone euro à son plus bas niveau depuis la correction d’octobre 2014 (13x). Auparavant, il faut remonter à l’été 2013, lorsque la zone euro sortait tout juste de récession, pour avoir un multiple inférieur à 13. Régulièrement, les marchés actions connaissent de violentes crises d’inquiétude qui ont été jusqu’à présent des opportunités d’achat. Nous pensons qu’il en est de même aujourd’hui.

 

 

 

Cet article n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans cet article ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Cet article ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement. Cet article est la propriété intellectuelle de Lazard Frères Gestion SAS.

Réactions du marché américain en cas de remontée des taux de la FED

BFM Business – Régis Bégué – 19 août 2015

Régis Bégué, Associé-Gérant, Directeur de la gestion & de la recherche actions, était sur le plateau de BFM Business pour l’émission « Intégrale Placements ».

Il répondait aux questions de Guillaume Sommerer sur les éventuelles réactions du marché américain en cas de remontée des taux directeurs de la FED en septembre.

Régis Bégué a estimé que Wall Street se montrera particulièrement sensible si ce scénario se confirmait.

 

 

Cette vidéo n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Elle est remise à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans cette vidéo ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Cette vidéo ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement.

Impact de la politique monétaire chinoise sur les marchés

BFM Business – Régis Bégué – 19 août 2015

Régis Bégué, Associé-Gérant, Directeur de la gestion & de la recherche actions, était sur le plateau de BFM Business pour l’émission « Intégrale Placements ».

Il répondait aux questions de Guillaume Sommerer sur l’impact de la politique monétaire chinoise sur les marchés et, plus largement, sur l’économie mondiale.

Après la baisse de la Bourse de Shanghai, les investisseurs craignent aujourd’hui une nouvelle dévaluation du yuan. Régis Bégué qualifié toutefois « d’exagérée » l’émotion qui se crée autour de la Chine. D’autant plus que les dernières données de l’économie chinoise concordent avec la croissance de 7% annoncée au deuxième trimestre.

 

 

 

Cette vidéo n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Elle est remise à son destinataire à titre d’information. Les analyses et/ou descriptions contenues dans cette vidéo ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de Lazard Frères Gestion SAS. Cette vidéo ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement.