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ÉCONOMIE | Lettre de la Gestion Privée Q1 2020

DÉBUT D’AMÉLIORATION DU SECTEUR MANUFACTURIER

La faiblesse du secteur manufacturier a été un frein important à la croissance mondiale depuis un an et demi, dans un contexte d’escalade des tensions commerciales et d’incertitudes autour du Brexit. Les enquêtes de confiance font toutefois état d’une amélioration depuis l’été. En effet, le PMI¹ global est repassé en territoire d’amélioration pour s’établir à 50,1 en décembre contre 49,3 à son point bas de juillet (cf. graphique). Si la dégradation de l’ISM¹ manufacturier aux États-Unis montre que le mouvement n’est pas totalement enclenché, la croissance américaine reste bonne, à +2,1 % au quatrième trimestre. La bonne tenue du marché du travail soutient la consommation et l’investissement résidentiel rebondit. Dans la zone euro, la croissance reste faible, le PIB progressant de 0,4 % au quatrième trimestre. D’autre part, en Chine et dans les autres pays émergents, la croissance se stabilise et les enquêtes de confiance s’améliorent.

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FORTE HAUSSE DES MARCHÉS ACTIONS

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Les marchés actions ont enregistré une excellente performance au quatrième trimestre, portés par les signes de redémarrage de la croissance mondiale et la réduction des incertitudes relatives à la guerre commerciale et au Brexit. La Chine et les États-Unis sont finalement parvenus à un accord partiel et les Conservateurs britanniques ont remporté une majorité confortable aux élections législatives, permettant l’approbation de l’accord de retrait négocié par Boris Johnson. Dans leur devise et dividendes réinvestis, le S&P 500 a progressé de 9,1 %, l’Euro Stoxx de 5,5 %, le Topix de 8,6 % et l’indice MSCI des actions émergentes en dollar de 11,8 % sur le trimestre.

FIN DES BAISSES DE TAUX DE PRÉCAUTION  AUX ÉTATS-UNIS

La diminution de l’aversion pour le risque s’est traduite par une remontée des taux souverains. Le taux à 10 ans allemand s’est tendu de 39 points de base, à – 0,18 %, et le taux à 10 ans du Trésor américain de 25 points de base, à 1,92 %. Après trois baisses de taux consécutives, la Réserve Fédérale a laissé sa cible de taux d’intérêt inchangée, à 1,50 %-1,75 % en décembre. Cela n’était pas une surprise dans la mesure où elle avait indiqué, lors de sa précédente réunion d’octobre, que les taux d’intérêt étaient désormais à un niveau approprié. Les nouvelles prévisions des membres du FOMC² n’indiquent aucun mouvement de taux en 2020 et une hausse chaque année en 2021 et en 2022. Pour sa première conférence de presse à la tête de la BCE, Christine Lagarde s’est inscrite dans la continuité de Mario Draghi, tout du moins sur le fond. Sur la forme, la nouvelle Présidente a joué la carte de l’apaisement à l’égard du Conseil des gouverneurs, suggérant une approche plus collégiale à l’avenir.

APPRÉCIATION DE L’EURO FACE AUX MONNAIES REFUGES

Avec le retour de l’appétit pour le risque, l’euro s’est apprécié par rapport à certaines monnaies refuges comme le dollar américain (+ 2,9 %) et le yen (+ 3,4 %). En revanche, pondéré des échanges commerciaux, l’euro est globalement stable au quatrième trimestre. L’appréciation de l’euro face au dollar et au yen a été contrebalancée par sa dépréciation par rapport à la livre sterling (- 4,6 %), la devise britannique profitant de la perspective d’un Brexit avec accord.

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PERSPECTIVES 2020 : POURSUITE DE L’EXPANSION ET BONNES PERFORMANCES DES ACTIFS RISQUÉS

L’accord commercial entre la Chine et les États-Unis, même s’il convient de rester attentif à sa mise en œuvre, devrait contribuer à une poursuite de l’amélioration de la conjoncture dans le secteur manufacturier, principale zone de faiblesse de l’économie mondiale. En parallèle, la demande finale devrait se maintenir à un bon niveau grâce à des fondamentaux bien orientés. Cela permettra certainement une amélioration de la croissance dans les prochains mois, d’autant que l’assouplissement monétaire des banques centrales apportera un soutien supplémentaire. Si le redémarrage progressif de la croissance se confirme, la question de la durée de cette nouvelle phase d’expansion, la plus longue de l’histoire des États-Unis, se pose. La réponse est sans doute à chercher du côté de la politique monétaire américaine. Tant que l’inflation n’appelle pas de reprise des hausses de taux, comme aujourd’hui, une dynamique récessionniste a peu de chances de se déclencher. Ainsi, l’expansion actuelle pourrait encore durer dix-huit à vingt-quatre mois, voire plus.

Ce scénario de reprise progressive de la croissance et la volonté de patience des banques centrales constituent un environnement favorable aux actifs risqués. Après les très bonnes performances de l’année 2019, celles-ci devraient être bonnes mais plus mesurées, compte tenu des niveaux de valorisation atteints. Le contexte actuel pourrait néanmoins générer, de nouveau, une certaine euphorie chez les investisseurs. Dans les années 1990, les baisses préventives avaient contribué à l’envolée des actions, en donnant l’impression d’une Fed toujours présente pour les soutenir.

 

 

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et s’apprécient à l’issue de la durée de placement recommandée. Sources : Les données chiffrées de cet article proviennent de Bloomberg et Facset en date du 17 janvier 2020.

(1) L’ISM, aussi appelé indice PMI, est un indicateur de confiance qui synthétise les résultats des enquêtes menées auprès des directeurs d’achats des Une valeur supérieure à 50 indique un sentiment positif dans le secteur concerné (manufacturier ou services). Publié chaque mois par l’Institute for Supply Management, cet indice est séparé en deux grandes familles : l’ISM manufacturier, reflétant la santé du secteur aux États-Unis, et l’ISM services, plus spécifique aux activités tertiaires.

(2) FOMC : Le Federal Open Market Committee (Comité fédéral d’open market en français) est un organe de la Fed chargé du contrôle de toutes les opérations d’open market (achat et vente de titres d’État notamment) aux États-Unis.

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