Chine l'année démarre du bon pied

Chine : l’année démarre du bon pied

LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINE

La publication du PIB chinois pour le premier trimestre 2018 fait état d’une croissance de 6,8% sur un an, un rythme stable depuis trois trimestres et supérieur à l’objectif du gouvernement pour cette année, fixé aux alentours de 6,5%.

La consommation explique les trois quarts de cette croissance et reste ainsi le premier moteur. L’investissement a également été un facteur de soutien, grâce à un rebond dans l’immobilier et à une reprise de l’investissement privé. Les exportations sont restées bien orientées mais les importations ont été plus dynamiques. En conséquence, le commerce extérieur a pesé sur l’activité.

Chine investissement glissement annuel

 

NOTRE ANALYSE

La croissance chinoise reste solide et le gouvernement est bien parti pour atteindre son objectif de croissance cette année. La consommation est particulièrement dynamique et devrait rester un soutien important, portée par la croissance toujours rapide des revenus réels (+6,6% sur un an).

Plusieurs facteurs de risques restent toutefois à surveiller, comme le ralentissement en cours de la croissance du crédit, en particulier des activités de shadow banking. Cela se traduit notamment par un ralentissement marqué de l’investissement public car les gouvernements locaux avaient traditionnellement recours à ce type de financements alternatifs pour leurs projets d’infrastructures. La bonne nouvelle est que l’investissement privé pourrait prendre le relais si l’amélioration venait à se confirmer.

Le ralentissement du crédit pèse également sur les ventes de logements, ce qui risque à terme de se répercuter sur l’investissement en immobilier. Un ralentissement de même ampleur qu’en 2014-2015 est toutefois peu probable. Le dynamisme des ventes en 2015-2016 a permis un ajustement du stock de logements à vendre et la progression des prix de l’immobilier reste soutenue.

Enfin, les mesures protectionnistes envisagées par les Etats-Unis posent un risque pour les exportations et la croissance. Cependant, la Chine est aujourd’hui moins dépendante des exportations qu’elle ne l’était par le passé et il ne s’agit encore que d’annonces.

 

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 18 avril 2018 et est susceptible de changer.

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Julien-Pierre Nouen

Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée