Brexit : so far, so good ? – Partie 1

Un peu plus de dix mois après le référendum du 23 juin 2016, le gouvernement britannique a finalement activé l’article 50 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne, ouvrant la période de négociations de près de deux ans qui débouchera sur la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union Européenne. Du résultat de ces négociations essentiellement juridiques dépendra l’impact sur l’économie britannique. Nous vous proposons dans cette note de détailler quelques éléments de cadrage macroéconomique afin de mieux comprendre les enjeux auxquels les négociateurs britanniques seront confrontés dans les mois et années à venir.

Un premier constat s’impose

Aucun des scénarios noirs prévus en cas de victoire du Brexit ne s’est déroulé. Durant la campagne, de nombreux organismes, et notamment le Trésor, avaient publié des prévisions débouchant sur une récession dans les mois suivant un tel choix. Seule l’ampleur de la récession variait (voir graphique 1).

La première réaction des enquêtes de confiance a semblé confirmer ce scénario avec une forte baisse des indices PMI mais ceux-ci se sont redressés par la suite et la croissance s’est maintenue sur un rythme proche de 2,0%. Pourquoi un tel écart ? La réponse est à trouver du côté des conditions financières selon nous. Les modèles menant à ces résultats supposaient un durcissement des conditions financières. Or, elles se sont améliorées grâce aux mesures de la Banque d’Angleterre : baisse des taux et achats d’actifs dont des obligations d’entreprise. En effet, les taux d’intérêts ont plutôt baissé (voir graphique 2).

Quant au marché actions, il a discriminé les valeurs en fonction de l’exposition à la devise, mais l’impact global est resté mesuré. Par ailleurs, le contexte international est porteur avec un mouvement synchronisé d’accélération de la croissance dans la plupart des économies développées, et particulièrement dans la zone euro. Ce mouvement a opportunément commencé au début de l’été dernier. La forte baisse de la livre contre toutes devises aura finalement été le seul impact non négligeable.

Suite de l’article ici.

 

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du mois d’avril 2017 et est susceptible de changer.

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Julien-Pierre Nouen

Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée